La raison est le deuxième genre de connaissance
Énoncé formel
Il y a trois genres de connaissance : (1) l'imagination ou opinion, par l'expérience sensorielle et le ouï-dire ; (2) la raison, par les notions communes et les idées adéquates des propriétés ; (3) la connaissance intuitive (scientia intuitiva), des idées adéquates des attributs de Dieu à l'essence des choses. La connaissance du premier genre est la seule source de fausseté ; celles du deuxième et du troisième genre sont nécessairement vraies.
En langage courant
Spinoza nomme maintenant le chemin de sortie de la confusion. L'imagination — notre mode par défaut — livre des idées inadéquates et toutes les erreurs qui en découlent. La raison nous donne les notions communes : des vérités universelles valant pour tous les corps et tous les esprits. La connaissance intuitive (scientia intuitiva) saisit directement les essences singulières. Le point essentiel est qu'il existe une amélioration cognitive définissable et nommable : de l'image sensorielle confuse à la compréhension structurelle. C'est le levier qui nous arrachera à la servitude.
Pourquoi cela suit
Les étapes 4-5 (df-04, df-05) ont montré que notre connaissance par défaut est inadéquate mais que les idées adéquates sont possibles et s'auto-certifient. Cette étape identifie la faculté cognitive — la raison — qui produit de manière fiable des idées adéquates, nous donnant un outil concret pour le travail à venir.
La raison est le chemin nommé de la confusion de l'imagination à la vérité structurelle.
Concepts liés
Pensez à quelque chose que vous « saviez simplement » par expérience versus quelque chose que vous comprenez par ses principes sous-jacents. Comment chaque type de connaissance se ressent-il différemment en pratique ?