La volonté et l'entendement sont une seule et même chose
Énoncé formel
La volonté et l'entendement sont une seule et même chose. Il n'y a dans l'esprit aucune volition — aucune affirmation ni négation — en dehors de celle qu'une idée, en tant qu'elle est idée, enveloppe.
En langage courant
C'est la retombée positive du refus du libre arbitre. La volonté n'est pas une faculté séparée qui surplombe vos idées et décide lesquelles accepter. Avoir une idée, c'est déjà l'affirmer (à moins qu'une idée plus forte ne la supplante). Lorsque vous saisissez une preuve, vous ne « choisissez » pas ensuite séparément d'y croire — la compréhension est l'assentiment. Cela signifie que la liberté ne peut pas consister en un vouloir sans contrainte, car le vouloir n'est rien au-delà du comprendre. Si vous voulez changer ce que vous affirmez, vous devez changer ce que vous comprenez.
Pourquoi cela suit
L'étape 9 (df-09) a nié le libre arbitre absolu. Cette étape explique pourquoi : la volonté n'est pas une chose séparée qui pourrait être libre ou non libre. Elle est identique à l'entendement. Chaque idée particulière porte sa propre affirmation. Cela effondre la distinction traditionnelle entre intellect et volonté qui était censée expliquer l'erreur et la liberté.
La liberté ne peut signifier un vouloir sans contrainte, car le vouloir est simplement le comprendre.
Concepts liés
Si croire quelque chose c'est simplement le comprendre, qu'advient-il de l'expérience de « choisir de croire » ? Est-elle réelle, ou une illusion générée par une information incomplète ?