Le souverain bien est la connaissance de Dieu
Énoncé formel
Le souverain bien de l'esprit est la connaissance de Dieu, et la souveraine vertu de l'esprit est de connaître Dieu.
En langage courant
Cela sonne religieux, mais rappelons ce que « Dieu » signifie ici : l'ensemble de la Nature comprise à travers ses lois nécessaires. La « connaissance de Dieu » n'est pas de la piété — c'est la compréhension adéquate la plus profonde possible de la réalité. Et puisque la compréhension adéquate génère de la joie (c'est un accroissement de la puissance de l'esprit), la connaissance de Dieu est simultanément la plus haute réalisation intellectuelle et la source la plus stable d'affect positif. La liberté est cognitive avant d'être moraliste : vous ne disciplinez pas d'abord votre volonté pour ensuite apprendre à connaître Dieu ; vous apprenez à connaître la réalité, et la discipline suit.
Pourquoi cela suit
L'étape 8 (df-08) a montré que l'esprit peut connaître l'essence de Dieu. L'étape 13 (df-13) a montré que la liberté requiert des affects assez forts pour surmonter les affects passifs. Cette étape identifie l'affect le plus fort de tous : la joie de comprendre Dieu/Nature, qui est adéquate, auto-entretenue et ne dépend pas de la fortune extérieure.
La liberté est fondamentalement cognitive — comprendre Dieu/Nature est le souverain bien.
Concepts liés
Si la « connaissance de Dieu » signifie simplement une compréhension profonde de la nécessité naturelle, pourquoi Spinoza continue-t-il à utiliser le mot « Dieu » ? Quel travail ce mot accomplit-il ?