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PropositionEthics IV.P6716 / 18

L'homme libre pense à la mort moins qu'à toute autre chose

Énoncé formel

Un homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort ; et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie.

En langage courant

Un homme libre — guidé par la raison — ne s'attarde pas sur la mort parce que la raison traite de ce qui est, non de la négation. La mort est la fin de la capacité du corps, et un esprit concentré sur la compréhension est concentré sur ce qu'il peut faire, non sur ce qui le détruira. Cela ne signifie pas que l'homme libre est imprudent ou dans le déni. Cela signifie que la liberté change votre orientation : vous faites face à la vie et à ses possibilités, non à la mort et à ses terreurs. La métaphysique de la nécessité n'a pas changé — vous mourrez quand même — mais votre relation à ce fait a changé.

Pourquoi cela suit

Les étapes 14-15 (df-14, df-15) ont établi que la liberté est fondée sur la connaissance adéquate et est inhéremment sociale. Cette étape montre à quoi cette liberté ressemble de l'intérieur : elle redirige l'attention de la peur (un affect passif lié à l'imagination d'une destruction future) vers un engagement actif avec la vie. La liberté change l'orientation, non la métaphysique.

La liberté réoriente l'esprit vers la vie, et non loin de la mort.

Concepts liés

Spinoza dit que la sagesse est une méditation sur la vie, non sur la mort. Les stoïciens disaient « memento mori ». Ces positions sont-elles réellement opposées, ou pourraient-elles être compatibles ?